
Combien coûte le voilier Belem ?
Tagué : belem, decryptage
Daté : 14 avril 2010
Il y a 114 ans, le voilier Belem sillonnait les mers du monde pour le négoce. Aujourd’hui, le trois-mâts est toujours là, et raconte son histoire et celle de la grande marine à voile au public. Il entame ainsi sa 5ème vie grâce à la Fondation Belem et au mécénat de la Caisse d’Epargne. Mais pour qu’une légende ne meurt pas, il y a un prix à payer.
Entretenir un mythe
Malgré son âge, le Belem navigue en mer 7 mois par an. Un miracle rendu possible grâce à un entretien minutieux, supervisé par les autorités maritimes et par le bureau Veritas, qui délivrent l’autorisation de naviguer. Au prix chaque hiver de 3 mois d’immobilisation et de 300 à 400 000€ de travaux, l’histoire continue pour le trois-mâts. L’entretien est réalisé à la fois par l’équipage, et par des entreprises spécialisés. Les hommes du bords assurent la maintenance du précieux gréement et au quotidien des tâches multiples de réparation, de peinture, de pose de vernis.
Constituer un équipage
On ne recrute pas seulement des matelots, on déniche des hommes capables de donner une âme au Belem. Savoir manœuvrer un tel vaisseau nécessite des capacités rares. L’équipage doit savoir faire, mais aussi savoir transmettre ses savoirs aux quelques 1 200 stagiaires qui embarquent chaque année. Ici, l’image du vieux loup de mer ne colle pas vraiment. Chaque matelot – la plupart d’entre eux sont jeunes – est un véritable pédagogue.
Le trésor de guerre
La Fondation Belem se pose chaque année cette même question : où trouver l’argent pour l’entretien du bâtiment et continuer ainsi de l’ouvrir au public et le faire naviguer ? Pour l’aider à y répondre, elle peut compter depuis 30 ans sur le soutien des Caisses d’Epargne. Ce mécénat, qui représente 1,5 millions d’€ par an, est la ressource financière principale de la Fondation.
En parallèle, elle génère par son activité propre près d’1 million d’€ de recettes grâce son activité de stages marins : il s’agit pour l’essentiel du produit des stages – près de 600 000€- mais aussi des recettes de location du navire à des entreprises qui représentent entre entre 150 000€ et 200 000€ annuels. Enfin, le merchandising (textiles, souvenirs, éditions) qui remporte un beau succès servira à compléter le financement.
L’histoire du Belem continue !
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