
Le coût du nuage de cendres pour les compagnies aériennes
Daté : 26 avril 2010
On rêve tous de partir à l’autre bout du monde mais, alors que certains s’apprêtaient à réaliser ce vœu, voilà que celui-ci se transforme en terrible cauchemar ! Celui de voir leur voyage partir en fumée. La faute à qui ? Au volcan islandais Eyjafjöll qui a eu la bonne idée de se réveiller, empêchant ainsi les avions de décoller. La paralysie du trafic aérien va coûter cher aux compagnies aériennes.
Voyage, voyage
Le ciel s’assombrit au-dessus des compagnies aériennes. En plus du nuage de cendres, plane l’ombre d’un manque à gagner considérable. L’association internationale du transport aérien (IATA) a estimé les pertes du secteur à 150 millions d’€ par jour ! Soit plus qu’après les attentats du 11 septembre. Parmi les compagnies les plus touchées, Air France-KLM avec 35 millions d’€ de pertes journalières, ou encore British Airways (entre 17 et 26 millions d’€). Déjà fragilisées par la crise, les transporteurs font désormais appel à leur Gouvernement afin d’obtenir un soutien financier.
Pour dédommager ses clients, Air France a également dû sortir le chéquier pour payer 2 000 nuits d’hôtel, et autant de repas sous forme de tickets-restaurant. Malgré tout, les compagnies ont réalisé certaines économies, à commencer par le kérosène. Forcément si aucun avion ne décolle… Et à la sortie de crise, les transporteurs risquent même de gagner plus d’argent ! En effet, avec tous les passagers à rapatrier, le taux de remplissage des avions risque de grimper en flèche alors qu’il tourne actuellement autour des 70%. Et c’est ainsi que le ciel s’éclaircira.
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